Parfois je pense à tous les cousins et cousines que j’aurais dû avoir, et pourtant j’en avais une trentaine, mes grands-parents s’étant visiblement mis en tête juste après la guerre de repeupler le monde d’une ribambelle de petits juifs révolutionnaires.
Parfois aussi j’aimerais bien aller voir la famille au bled là-bas à l’Est mais la famille elle n’est plus là.
C’est un monde fantomatique que je me traîne et que j’essaie de ne pas transmettre à mes enfants, comme ont essayé aussi mes grands-parents et ma mère et mes nombreux oncles et tantes.